Vacances-éclair (partie 5).
Je vous précise, que toutes relations sexuelles consenties ou non avec des mineur(es) sont interdites et punissables par la loi.
Attablés au Bistro Jazz Café, situé sur l’île de la rivière Cuale, Josh et Stan, tous deux fervents amants de l’art, s’ébahissaient de l’exotisme de l’endroit. La végétation luxuriante, les fleurs aux couleurs éclatantes, les multiples statues, colonnes et vasques de pierre, et en prime, les accents tantôt doux, tantôt rythmés de la collection de musique jazz qui avait fait la réputation de ce restaurant un des plus connus en ville; tout contribuait à faire de cette soirée un total enchantement.
Ayant remporté le pari de la plage, Stan avait choisi cet endroit après avoir feuilleté les dépliants offerts au comptoir de la réception de l’hôtel. Après s’être douchés et changés, ils avaient pris un taxi pour s’y rendre. Stan était vêtu d’un pantalon de style cargo noir, d’un t-shirt sans manche de couleur assortie et avait ajouté une touche plus claire en complétant le tout d’une chemise de couleur écru qui faisait ressortir le léger hâle qu’il arborait déjà. Quant à Josh, il était vêtu d’un pantalon de style cargo de couleur kaki et d’une chemise imprimée de cocotiers au feuillage rouge vif et kaki, s’ouvrant légèrement sur une camisole blanche. Tenue dont Stan l’avait félicité, appréciant ses goûts en matière vestimentaire.
Un serveur s’approcha de leur table :
- Buenas tardes. ¿ Cómo están ustedes ? (Bonsoir. Comment allez-vous ?)
Josh lui répondit avec un accent impeccable :
- Estamos muy bien, gracias. (Nous allons très bien, merci.)
- Desean Usted el aperitivo ? (Prenez-vous l’apéritif ?)
- Si. Una copa de Jerez, por favor. (Oui. Un Xérès, s’il-vous-plaît)
Stan sourit à Josh et lui dit :
- Je rêve depuis longtemps d’apprendre l’espagnol. Tu devrais m’apprendre, tu le parles très bien.
Josh lui répondit :
- Gracias. Con gusto, mi amor ! (Merci. Avec plaisir, mon amour !)
Pendant qu’ils sirotaient leur apéritif, Stan questionna Josh sur ses études. Celui-ci lui raconta qu’après ses études collégiales en option théâtre, il avait étudié pendant trois ans au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Puis il avait fait un atelier voix et micro. Il complétait actuellement un dernier atelier consacré au doublage. Il ajouta qu’il ferait d’ailleurs partie d’une pièce de Federico Garcia Lorca intitulée Noces de sang qui serait présentée par le Conservatoire à partir du 25 janvier. Stan exprima son vif désir de le voir jouer et Josh lui répondit qu’il lui réserverait avec joie une place de choix. Il ajouta qu’il devait passer une audition à la mi-février pour une future série télévisée.
Le serveur revint prendre leur commande. Ils avaient choisi en entrée une guacamole, purée d’avocats épicée, garnie de dés de tomates et de poivrons et servie avec des chips mexicaines, et comme plat principal des enfiladas de pollo, brochettes de pilons de poulet mariné.
Il reprirent leur conversation, avides de tout savoir l’un sur l’autre. Josh risqua une question qui lui brûlait les lèvres depuis la veille :
- J’ai remarqué que tu portais un jonc, es-tu marié ou engagé ?
- Je suis en effet marié depuis une quinzaine d’années, mais nous vivons séparés depuis deux ans.
- Et tu as des enfants ?
- Oui, deux. Une fille et un garçon.
- Si ce n’est pas trop indiscret, vous êtes-vous séparés à cause de ton attirance envers les hommes ?
- Oui et non. Comme j’éprouvais beaucoup de difficulté à trouver un partenaire régulier qui accepte mon statut d’homme marié, elle m’a suggéré d’aller vivre seul pour réaliser mon rêve.
- Et tu es plus heureux ?
- Pas vraiment. En fait j’ai aimé trois hommes à date, mais les trois ne m’ont apporté que des déceptions. Le premier ne réalisait sans doute pas qu’il avait de très nettes tendances bisexuelles, le deuxième était plutôt du genre échangiste, mal à l’aise dans une relation d’homme à homme, et le dernier, bien que fortement épris, ne pouvait vivre une bisexualité simultanée. Et toi ?
- J’ai aussi eu des relations avec les deux sexes, mais jamais simultanément.
- Et tu as quelqu’un dans ta vie présentement ?
- Oui… toi !
- Comme dirait l’autre : tu niaises pas avec le « puck » toi ! Dois-je en conclure que tu espères poursuivre notre relation au retour à Montréal ?
- J’aimerais beaucoup en effet !
- Que fais-tu de notre différence d’âge ? Ça ne te gêne pas ?
- Absolument pas ! Je me sens bien avec toi, je te sens parfaitement honnête et je te sens surtout profondément amoureux. À moins que je ne me trompe ?
- Tu ne te trompes pas. Je suis effectivement amoureux de toi et pour l’instant, je veux apprécier chaque minute, sans trop me préoccuper de l’avenir.
- Il sera ce que nous voudrons bien en faire, ne crois-tu pas ?
Josh leva sa coupe de vin et en plongeant son regard dans celui de Stan, il lui dit :
- Yo te quiero, mi amor !
- Je t’aime aussi ! Et c’est merveilleux !!!
Une petite larme se pointa alors dans le coin de ses yeux. Le bonheur faisait son effet.
Ils poursuivirent ainsi leur repas en tête-à-tête. Ils choisirent comme dessert des churros, genre de beignets en forme de saucisses, à la pâte dorée et croustillante, roulés dans le sucre semoule et la cannelle. Il était environ vingt-deux heures lorsqu’ils quittèrent le restaurant. Ils n’avaient plus qu’une envie, terminer cette soirée dans la plus stricte intimité.
Lorsque le taxi les déposa devant l’hôtel, Josh demanda à Stan :
- On monte à ma chambre ?
- Pour quelques heures ou pour la nuit ?
- Quelques heures ne suffiront pas à me rassasier de toi !
- Voilà qui promet !!! Je prends d’abord ma trousse de toilette et je te rejoins.
Lorsque Stan arriva quelques minutes plus tard devant la porte de la chambre de Josh, il entra sans frapper. Josh s’était déjà dévêtu, n’ayant gardé que sa camisole et son caleçon boxer moulant. Il était à la fenêtre et dit:
- Viens voir comme c’est beau. Le ciel est rempli d’étoiles.
Stan s’approcha de Josh et l’enlaça tendrement, en lui disant :
- Tu les éclipses toutes.
- Charmeur va ! Mais j’adore !
Leurs lèvres se joignirent dans un baiser empreint de passion et d’amour. Puis, Josh se dirigea vers le lit, rabattit les couvertures et s’allongea sur le dos, plaçant sa main gauche derrière sa tête dans une pose des plus suggestives. Stan se déshabilla lentement, tout en admirant Josh. Il n’avait nullement à se questionner sur l’intensité du désir de Josh. Son boxer laissait déjà entrevoir une formidable érection. Ce qui paracheva l’excitation qui le tenaillait lui-même depuis quelques minutes. Josh lui dit :
- J’aime te voir comme ça, presque nu, et me désirant à ce point !
Comme pour attiser encore plus un feu déjà brûlant, Josh caressa sa poitrine et remonta sa camisole, découvrant ses mamelons qu’il caressa pour les faire dresser. Il enleva ensuite sa camisole, alors que Stan s’agenouillait au pied du lit, littéralement hypnotisé par le spectacle que lui offrait son jeune amant. Josh ne portait plus que son caleçon boxer, fortement déformé par son sexe engorgé. Il sourit à Stan puis, se redressant sur son coude gauche, porta sa main à son entrejambe, saisissant fermement son pénis, le tissu se moulant parfaitement à ses formes au point de laisser deviner son gland.
Il baissa l’élastique de son sous-vêtement, découvrant entièrement son appareil génital. Son regard empreint d’une extrême sensualité semblait projeter des éclairs de feu. Il posa la main à la base de son sexe, le tenant bien droit, fièrement hissé dans toute sa splendeur. Stan ne pouvait en supporter plus. Il enleva son boxer, puis, toujours agenouillé devant Josh, pencha son visage vers cette offrande si irrésistible.
Après quelques caresses buccales qui arrachèrent à Josh de profonds soupirs, Stan lui retira son sous-vêtement. Josh porta à nouveau la main à son sexe, le caressant sans aucune pudeur, sa main montant et descendant lentement le long de cette colonne vibrante. Stan accentua son plaisir en posant sa bouche sur le scrotum de son bien-aimé. Instinctivement, celui-ci écarta largement les jambes, le visage crispé sous les ondes de plaisir. Stan poursuivit l’exploration, effleurant la région anale.
L’excitation de Josh grandissait sans cesse. Il se tourna face contre le lit et entrouvrit ses fesses, invitant Stan à continuer. Tout en excitant la rosette de sa langue, celui-ci maintenait l’érection de sa main. Leur commun désir porté à son paroxysme, Josh se redressa sur ses genoux et implora Stan de s’unir à lui. Le corps en nage, le souffle court, ils atteignirent à tour de rôle cette autre dimension, où plus rien n’a d’importance, où le lieu et le temps disparaissent pour ne laisser place qu’à un bonheur presque indescriptible. Celui de sombrer dans la plus totale des béatitudes avec la personne aimée.
À suivre…….
© SoftDan, février 2002
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