Vacances-éclair (partie 8 et fin).
Je vous précise, que toutes relations sexuelles consenties ou non avec des mineur(es) sont interdites et punissables par la loi.
Il était aux environs de 8h30 lorsque Stan entrouvrit les yeux. À en juger par la luminosité qui filtrait au-travers des tentures, il devait faire beau. Il se releva un peu, calant son oreiller au creux de ses reins. Il admirait Josh qui dormait, nu, le bras gauche passé derrière sa tête, celle-ci tournée sur son épaule, la main droite posée sur son ventre plat, son sexe au repos reposant sur sa cuisse gauche. La simple vue de l’aimé attisa son désir et sous le drap de coton blanc se dressa un renflement significatif.
Josh bougea dans son sommeil et vint se blottir contre son amant. Son visage se posa sur la cuisse gauche de Stan. Étirant le bras pour l’enlacer, sa main frôla le sexe dressé. Il entrouvrit les yeux, les leva vers Stan, sans rien dire, lui adressa un sourire enjôleur, puis referma ses doigts autour de ce membre adoré. Approchant ses lèvres, il le gratifia d’un doux baiser à la base du gland avant de l’engloutir. Stan glissa tendrement ses doigts dans les cheveux ébouriffés de Josh, les yeux braqués sur cette scène si exaltante. Avec une douceur et une sensualité extrêmes, Josh prenait un plaisir évident à faire palpiter la verge de Stan.
Josh vint ensuite se placer au-dessus de Stan, posa sa main derrière sa tête et l’attira à lui. Leurs lèvres s’unirent dans un baiser brûlant de désir. Leurs langues s’entremêlèrent dans un ballet des plus sensuels. Josh allongea ses jambes, abaissant ainsi son corps jusqu’à ce que son sexe entre en contact avec celui de Stan, le frôlant lentement de haut en bas. Puis, il remonta lentement, jusqu’à se retrouver à genoux, le sexe dressé à quelques centimètres du visage de Stan. Il lui en caressa les joues, puis les lèvres. Stan les entrouvrit et Josh s’inséra entre elles. Il baisa ainsi la bouche de son amant pendant de longues minutes, frémissant de plaisir.
Alors qu’il sentait les prémices de la jouissance, il se retira et saisit son sexe de la main droite, le masturbant énergiquement, jusqu’au moment où il explosa sur le torse de Stan. Il reprit ensuite sa position initiale, se laissant lentement glisser jusqu’à atteindre le sexe tendu de Stan, le happant goulûment, le dévorant avec passion. Stan approchait maintenant du moment suprême. Il posa les mains sur le visage de Josh pour lui signifier de se retirer. Celui-ci se fit plus insistant et Stan n’eut d’autre choix que de s’abandonner, explosant avec fureur entre les lèvres de son jeune amant.
Josh vint ensuite se blottir au creux de l’épaule de Stan qui lui donna un tendre baiser sur le front. Ils restèrent ainsi enlacés pendant quelques minutes, le temps de reprendre leur rythme cardiaque normal. Stan jeta un coup d’œil à sa montre. Déjà 9h15… Une ombre de tristesse assombrit l’espace d’un instant son regard si étincelant après l’amour. Il quitterait ce lieu de rêve en après-midi et reprendrait le cours habituel de sa vie : métro-boulot-dodo. Chassant cette idée de ses pensées, il se dit qu’il devait plutôt profiter au maximum des derniers instants.
Il se jeta sur Josh, le couvrant de bisous avant de le chatouiller en l’invectivant de cesser de paresser ainsi au lit. Entrant dans le jeu, Josh saisit son oreiller et le projeta sur Stan. Celui-ci prit la sienne et riposta. Riant à gorge déployée, ils se chamaillèrent comme des gamins, se livrant une joyeuse bataille. Après plusieurs minutes, à bout de souffle, ils s’enlacèrent amoureusement. Stan dit à Josh :
- C’est déjà le jour du départ. J’aurais voulu que ça dure une autre semaine, un mois, un an.
- Tu parles comme si nous n’allions plus nous revoir.
- J’espère bien que si, mais ça ne pourra jamais être aussi magique qu’ici.
- Compte sur moi pour bousculer tes petites habitudes de célibataire.
- Je t’aime Josh et ça me fait peur.
- De quoi ? N’as-tu pas confiance en moi ?
- Oui… mais…
- Mais quoi ?
- Tu es si beau, si jeune. Et moi…
- Et quoi toi ? Tu es un homme très séduisant, tu baises comme un Dieu et tu m’aimes comme un fou. Que puis-je demander de plus, dis-moi ?
- Tout simplement que ça continue !
- C’est aussi mon souhait le plus cher. Allez, cesse de penser à l’avenir. Le présent c’est maintenant. Il fait beau et nous devrions courir à la mer pour en profiter une dernière fois.
Ils enfilèrent leurs maillots et dévalèrent en courant les deux étages de l’hôtel, faisant ensuite virevolter le sable sous leurs pas, pour finalement plonger dans la mer. Ils y barbotèrent durant une bonne demi-heure avant de s’étendre sur le sable chaud. Tels deux lézards, ils laissèrent les rayons du soleil caresser leur peau pendant une bonne heure. Josh demanda à Stan :
- À quelle heure devons-nous prendre le bus pour nous rendre à l’aéroport ?
- À 13 heures. On devrait d’ailleurs songer à regagner nos chambres pour nous préparer et ensuite prendre notre petit-déjeuner. Je meurs de faim.
- D’accord. Allons-y !!!
En arrivant près de la piscine de l’hôtel, Josh demanda à Stan :
- Un dernier plongeon ?
- Pourquoi pas !
Ils plongèrent et firent quelques longueurs avant de rentrer. Lorsque l’ascenseur s’arrêta au deuxième, Josh voyant que le couloir était désert embrassa Stan en lui disant :
- Je te rejoins dès que je suis prêt !
- Je t’attends. Fais-vite avant que je tombe d’inanition.
Josh monta à sa chambre et se changea après s’être rasé et avoir pris une douche. Il boucla ensuite ses valises et rejoignit Stan. En entrant, il lui dit :
- J’ai oublié quelque chose d’important.
- Ah oui ? Quoi ?
- J’aurais peut-être dû acheter un souvenir pour mes parents.
- Trop tard maintenant pour une tournée des boutiques. Mais je suis certain qu’on pourra trouver quelque chose à l’aéroport.
- Bonne idée. On va bouffer maintenant ?
- Et comment ! Et vite, sinon tu devras me porter jusqu’au restaurant.
Ils prirent un copieux petit-déjeuner, généreusement arrosé de quelques mimosas (champagne-jus d’orange). Ils réglèrent ensuite les dernières formalités de départ à la réception de l’hôtel, remerciant le jeune préposé qui semblait s’attrister du départ de Josh. Une demi-heure plus tard, ils étaient à bord du bus, roulant en direction de l’aéroport, scrutant attentivement le paysage qui défilait devant eux, comme pour bien se mémoriser ces lieux, témoins de la naissance de leur amour.
L’achat de souvenirs pour leurs parents et amis leur fit paraître le temps moins long. Il ne restait plus qu’à attendre l’embarquement. Leurs places étant pré-sélectionnées, ils ne seraient sans doute pas ensembles durant le vol. Ils échangèrent leurs coordonnées en convenant de se revoir le plus tôt possible. Josh mentionna à Stan qu’il allait profiter du temps de vol pour réviser ses textes, les répétitions finales pour la pièce devant reprendre dès le lendemain. Stan lui rappela qu’il souhaitait ardemment le voir jouer. De son côté, il allait terminer la lecture de ce roman qu’il avait apporté.
L’avion quitta la piste vers 16 heures, heure locale, comme prévu. Le vol se déroula sans incident, sauf quelques perturbations alors qu’ils survolaient la ville de New York. L’avion se posa sur la piste de Mirabel vers 22 heures. Alors qu’ils franchissaient le long couloir, Josh se pressa, bousculant quelques passagers, pour rejoindre Stan. Posant son bras sur ses épaules, il lui dit :
- Mes parents seront sans doute là pour m’accueillir. Et toi ?
- À cette heure, ça me surprendrait.
- Bon retour à Montréal alors. Et n’oublie pas… je t’aime !
- Je t’aime aussi Josh. Tu vas me manquer !
- Sois sans crainte, je ne te laisserai pas tomber.
En sortant des douanes, Josh agita le bras en apercevant ses parents. Il adressa un dernier sourire à Stan en lui disant :
- À très bientôt mon amour !
- Bonne route !
Stan récupéra sa voiture au stationnement de l’aéroport et prit la route en direction de Montréal. Le changement de température, le fait de se retrouver fin seul, la pensée de retrouver son condo vide le rendirent nostalgique. Asta la vista, se dit-il, se résignant.
Il était déjà près de minuit lorsqu’il se mit au lit. Recroquevillé, seul dans son coin du lit, il s’endormit en pensant aux nuits exceptionnelles des derniers jours. Au beau milieu de la nuit, il se retourna et chercha instinctivement le corps de Josh. Il se réveilla, le corps en nage, le sexe érigé. Tu me manques déjà !, pensa-t-il.
Rentré tôt au bureau le lendemain matin, Stan fut particulièrement occupé. Vérification de l’agenda, réponses aux nombreux courriels, appels à retourner. Au milieu de l’avant-midi, au moment de la pause, il répondit aux multiples questions de ses associés, Kathy et Sylvain, avides de savoir comment s’étaient déroulées ses vacances. Il omit volontairement de mentionner sa rencontre avec Josh. C’était trop récent. À 11h30, il quitta le bureau pour se rendre à un lunch prévu avec cet important client qui lui annonça qu’il avait décidé de lui accorder cette vaste campagne publicitaire.
Il rentra au bureau vers 14 heures, d’humeur particulièrement joyeuse, fier de sa réussite.
Il annonça la nouvelle à Kathy qui le félicita et l’informa ensuite qu’il avait reçu un paquet et qu’elle l’avait posé sur son bureau. Il la remercia et s’y dirigea aussitôt, curieux.
L’emballage était typique… des fleurs ? Il prit d’abord l’enveloppe et l’ouvrit.
Merci pour ces quatre jours de pure extase. Te amo. Josh. XXXX
À la carte était attaché un laissez-passer pour la pièce de théâtre.
Il ouvrit ensuite l’emballage pour y découvrir, ému, quatre roses rouges. Les larmes lui montèrent aux yeux. À ce moment-même, Kathy faisait irruption dans son bureau. En le voyant dans cet état, elle ne put que lui dire :
- Je pense que tu as ramené plus que de beaux souvenirs de tes vacances !
- En effet, j’y ai rencontré l’Amour !
- Je l’avais déjà deviné à l’éclat de tes yeux ce matin.
- Ah les femmes et leur sixième sens !!!
Ils éclatèrent de rire tous deux. Ne voulant point se montrer indiscrète, Kathy le laissa seul. Il décrocha le téléphone et composa le numéro de la boîte vocale de Josh :
- Bonjour mon amour. Tu es tout simplement merveilleux. Merci de tout cœur. Ton envoi m’a ému jusqu’aux larmes. Rappelle-moi dès que tu peux te libérer. Si la vue du Saint-Laurent est beaucoup moins romanesque que celle de la baie de Banderas, elle demeure cependant un cadre très agréable pour un souper en tête-à-tête. À très bientôt. Je t’aime Josh !
FIN
J’espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire cette histoire, que j’en ai eu à l’écrire.
Et surtout n’oubliez surtout pas !!!
Le condom est notre ange gardien… au septième ciel !
J’aimerais adresser mes plus sincères remerciements à mes ami(e)s Manon et Pierre pour leur précieuse collaboration à cette histoire. Sans vous, elle n’aurait certainement pas eu la même authenticité.
© SoftDan, février 2002
Toute reproduction est strictement interdite sans le consentement écrit de l’auteur.
